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Partant
de faits historiques et d'anecdotes locales, cette intrigue
policière reste une pure fiction.

L'intrigue
Meurtres à Saint-Maurice-lès-Châteauneuf fait référence à
de vielles traditions de cultes religieux longtemps exercées
dans le pays.
Saint-Maurice-lès-Châteauneuf
se situe dans la zone du Charolais-Brionnais.
La petite
chapelle héroïne de la BD "Meurtre à
Saint-Maurice-lès-Châteauneuf" est datée du XIIème siècle.
Elle a pour particularité un clocher surmonté par une
pyramide en pierre à quatre pans percée de petites lucarnes.
A la différence de la majorité des clochers de la région,
celui de Saint-Maurice-lès-Châteauneuf ne s'élève pas
au-dessus de la croisée du transept ; il est bâti sur le
flanc Méridional de l'église, au niveau de la travée de
chœur.
Longtemps
laissée à l'abandon , elle sert aujourd'hui d'écrin pour des
expositions d'artistes locaux durant la saison estivale.
La corniche
autour de l'abside de la petite chapelle présente des
merveilleuses sculptures de têtes d'animaux et figures
grimaçantes. Elles sont taillées dans la belle pierre jaune
calcaire du pays , pierre caractéristique provenant des
carrières brionnaises.
Elles
témoignent encore aujourd'hui du talent des sculpteurs de
l'an mille.
Loin des
villes et à l'écart des grandes voies de communication, le
Brionnais a été au XIème et XIIème siècles, l'épanouissement
de l'art Roman.
Plus de
mille ans après, les plus de 90 églises et chapelles Romanes
dans la région du Charolais-Brionnais nous témoignent de la
science des bâtisseurs de cette époque, un savoir-faire
maîtrisé qui a trouvé sa plénitude sur le grand chantier de
Cluny (voir BD "l'Enfant de Semur).
L'abbaye de
Cluny était le quartier général d'un empire monastique qui
s'étendait sur toute la chrétienté et qui a eu une influence
sur l'Europe entière.
La petite
chapelle de Saint-Maurice-lès-Châteauneuf et les autres sont
particulièrement solides. Malgré l'énorme poids de la masse
de la maçonnerie qui constitue la voûte, elles promettent
encore un bel héritage pour les générations futures.
Pour la
plupart de ces petites chapelles se trouvent au-dessus de la
nef un plafond de pierre et une voûte cintrée en ogives.
Cette technique ingénieuse de l'an mille permettait de
construire des églises très hautes sur des colonnes et
malgré les tempêtes, pluie ou foudre, ces petites chapelles
ont vaincu les épreuves du temps.
Les
municipalités, conscientes de la richesse que représentent
ces petites chapelles dans leur village, mettent tout en
œuvre pour conserver ce patrimoine, par divers travaux
d'entretien, voire de rénovation.
Le C.E.P
(Centre International d'Etudes des patrimoines Culturels en
Charolais-Brionnais) s'est fixé comme mission la protection
et mise en valeur des patrimoines religieux et autres, afin
qu'il reste un héritage pour les générations futurs.
L'histoire
du passé, c'est assurer l'avenir.
La
BD « Meurtres à Saint-Maurice-lès-Châteauneuf » a été
réalisée pour fêter la 20ème édition d' "Expos en chœur",
association gérant les expositions estivales de la petite
église de Saint-Maurice. |